Une case en moins

13 février 2009

Naufragés du temps

marinellandt

Album :   L'univers cannibale

Série  :  Les Naufragés du temps tome 4

L'auteur : Jean-Claude Forest (sc), Paul Gillon (dessin)

l'Editeur : Hachette, (original) puis Humanoïdes associés

La date : 1976

La page :  35

La case : 1

Le contexte : Chris et ses amis Mara, Quinine, et Lisdal sont dans l'étrange  univers du LLOmbri , (Lombric) en fait un Ver gigantesque qui traverse deux univers.
Poursuivis par le Tapir, leur ennemi juré, ils se dirigent vers le Jardin d'automne, domaine de Rovni Leobart, botaniste de métier "naufragé" depuis deux ans dans ce jardin qu'il a créé, abandonné par son frère aux intention démesurées et qui s'est allié avec le Tapir (...)

A cet instant, Mara répond à une réflexion de leur guide, en faisant allusion à une cosmonaute nommée Barbarella, ou plutôt... Marinella qui aurait déjà remarqué les particularités de ce genre de plantes quelques années auparavant (...)

C'est évidemment à Barbarella que Jean-Claude Forest, scénariste, fait allusion, plutôt qu'à une Marinella qui évoquera d'avantage Tino Rossi. Une façon de se rendre à la fois lui-même hommage, via un clin d'oeil à sa série "vedette" qui l'a fait connaître 10 ans plus tôt, (premier Barbarella, en 1966), tout en restant humble, car en faisant douter son personnage.
Une sorte de mise en abîmes en quelque sorte, comme on les aime, et assez courantes finalement en bande dessinée.

Ce qui offre d'avantage de piment à celle-ci réside dans le constat que JC Forest est le père de deux des plus grandes séries de SF des décennies  60 à 80, rien de moins.
Les Naufragés du temps ont en effet paru en album pour le premier tome dés 1974, (chez Hachette) et jusqu'en 1989 pour le dixième. C'est l'une des séries de science-fiction (et d'anticipation comme on aime à appeler ce genre un peu daté 70's) les plus intéressantes à mon avis, et elle figure parmi les must-have de toute collection BD digne de ce nom.
Son étrangeté , ses couleurs, à la fois vives mais belles et le ton quelque peu onirique des ses histoires pourront d'ailleurs la rapprocher  d'une autre série tout aussi ancienne et d'intérêt : le Vagabond des limbes, qui elle, continue cependant à paraître.

quinine...Une oeuvre rendue en tous cas séduisante par le savant mélange des superbes cases toute en rondeur de Paul Gillon, (Aaah Quinine, et sa combinaison ajourée par la pluie acide, ...sans parler de son animalité mutante...) et les scénarios intrigants, poétiques (et érotiques ) de JC Forest (pour les 4 premiers tomes seulement.)

Un classique à (re) découvrir sans plus attendre.

Ci dessus à gauche, une scène féminine typiquement Forestienne.

(© Gillon:Forest/Humanoides associés)

Posté par hectorvadair2 à 13:51 - Une case en moins - Commentaires [4] - Permalien [#]
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Commentaires

    J'avoue que je me suis toujours vaguement ennuyé à la lecture de cette série.

    Posté par Li-An, 18 février 2009 à 17:33
  • Oooooh, je vais finir par croire que c'est "Literie" An ! ...N'apprécie-tu pas cette suave ambiance 70's ??

    Posté par Hectorvadair, 08 mars 2009 à 23:41
  • C'est une série qui m'a fasciné lors de sa sortie.
    Je me demande ce qu'il en serait aujourd'hui ? Il est probable que les 4 premiers albums ont gardé une certaine poésie grâce aux scénarios de Forest.

    Posté par Raymond, 09 mars 2009 à 19:08
  • C'est vrai qu'il y a un petit fond de Vagabond des Limbes dans l'air, mais sans le côté complètement fou du scénario de Godard. Il est probable que le VdL soit inspiré des Naufragés du Temps, et sur ce post la dette saute aux yeux, mais ma préférence va quand même au Vagabond, avec ses histoires pince-sans-rire et métaphysiques.

    Posté par EMG, 25 mars 2009 à 11:15

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