Une case en moins

01 janvier 2009

Georges, un Bernet inspiré !

georgesbernet___case6

Récit :  "Va te coucher Georges"
in Ere comprimée revue n°35

Série  :  one shot

L'auteur : Jordi Bernet

l'Editeur : Campus

La date : 1986

La page :  21 de la revue

La case : 6

Le contexte :
Dans un décor paradisiaque, des hommes et des femmes se promènent paisiblement. Carole et Georges, couple de beaux adultes : elle grande, blonde, lui racé, brun sont différents. Elle est désinvolte, joyeuse, tandis qu'il est inquiet, angoissé, sans savoir vraiment pourquoi. 
Il s'isole alors, s'endort, et refait le cauchemar qui le hante depuis de nombreuses nuits déjà : Une caverne, des soupirs, des cris d'agonie...
A son réveil tout est pourtant normal... trop ?   Il passe alors devant la caverne de son rêve dont il n'avait jamais remarqué l'entrée. Carole ne peut néanmoins pas comprendre ses interrogations, alors il s'isole à nouveau, mais dans la grotte à présent, et attend la nuit.    Là, il va s'éveiller au milieu de cadavres...

Ce récit de science-fiction de 11 pages inédit (en album en France) est un des plus remarquable de l'auteur. Dans un style épuré (qu'on pourra d'ailleurs rapprocher de son compatriote José Ortiz), mélant en terme d'ambiances ce qu'il a déjà pu nous proposer dans son superbe "Retour", sinon Andrax, ou bien Sarvane, Bernet éllabore une intrique classique du fantastique. Son personnage principal vit une chose complètement étrange dans un monde apparemment normal.
Sont ici néanmoins abordés de nombreux thèmes forts dont : la catastrophe nucléaire, le pardis terrestre, la souffrance, physique comme morale, mais aussi ceux de l'oubli et de (par ?) la drogue.
georgesbernet
Lorsque le docteur Leroy, momie vivante, en fait un des derniers survivant de l'apocalypse montre du haut du promontoire la réalité à Georges (superbe case saturée en complet contraste avec celles plus aérées du reste du récit), il y a longtemps que l'espoir n'existe plus.
Alors, ne reste plus qu'une solution : se refaire une piqure afin d'oublier à nouveau, avant la délivrance ultime...
Et comme au début : "La plaine vivante et verdoyante semble s'agiter sous la brise qui souffle doucement comme une caresse... Et au dessus, un chaud soleil dans un ciel bleu, incroyabement bleu."

Un Bernet très inspiré. ("Pour une fois" dirons les mauvaises langues ?) Il ne serait d'ailleurs pas étonnant d'apprendre l'origine d'un scénariste ou au moins d'un auteur adapté sur ce récit. A vos recherches !

Posté par hectorvadair2 à 17:20 - Une case en moins - Commentaires [3] - Permalien [#]
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Commentaires

    L'histoire est sympa même si tirée par les cheveux...

    Posté par Li-An, 04 janvier 2009 à 19:38
  • Frank Thorne, Prado, Bernet... tout ça dans le même numéro...
    Oui, ces "Ere Comprmimée" méritent vraiment d'être redécouverts.

    Posté par totoche, 06 janvier 2009 à 22:21
  • Je vais tâcher de proposer les sommaires quelque part...

    Posté par Hectorvadair, 08 mars 2009 à 23:37

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