Une case en moins

28 décembre 2008

L'épée chantante de Val

epeechantanteL'album : Prince Valiant vol 1

Série :  Prince Valiant

L'auteur : Harold Foster

l'Editeur : Slatkine

La date : 1980

La page :  71 du 19 Juin 1938

La case : 7

Le contexte :
Prince Valiant, prince de Thulé, contraint de chevaucher auprès de son rival en amour le prince Arn de Ord, se retrouve malgré lui à poursuivre une bande de pillards vikings qui a enlevé leur amour commun : Ilène de Bandwyn.
Arrivés sur un pont stratégique où ils doivent rejoindre cette bande, ils tombent sur deux partis vikings forts en nombre qui leur barrent l'accès.
Ils réussissent une première charge éperdue qui leur permet de passer le pont en direction de la mer et du drakkar qui doit emmener Ilène, mais le cheval de Val est blessé à mort et et ce dernier décide de rester pour assurer la mission de son ami.
A cette fin, celui-ci lui remet son épée magique, épée "chantante" forgée par le même artisan qui a conçu Excalibur. Valiant affronte alors les sauvages...

Cette case est sans doute l'une des plus connue de ce classique de l'âge d'or de la bande dessinée d'aventure, créé en 1937 par Harold Foster, illustrateur canadien renommé depuis 1929 pour son superbe travail graphique de l'adaptation de Tarzan en livre illustré. Foster, cependant frustré de ne travailler que pour des scénaristes pas toujours inspirés sur l'adaptation du classique d'Edgar Rice burroughs se prépara en amont de façon remarquable avant deprincevaliant1938 se lancer dans cette saga chevaleresque personnelle magnifique.foster16

Celle-ci, à la fois très documentée mais mélangeant néanmoins librement quelques périodes historiques (des dark ages au moyen âge plus tardif) connue de très nombreux épisodes jusqu'en Mai 1971 dans les journaux où elle était publiée, date où son créateur décida de laisser le dessin pour cause d'arthrite. Il continua cependant à dessiner des croquis, à écrire les scénarios et à faire des couleurs jusqu'au 10 Février 1980. Depuis, elle a été reprise par quelques autres dessinateurs et scénaristes, et perdure aujourd'hui. Foster est décédé deux ans plus tard, le 25 Juin 1982 à 90 ans à peine, et est considéré (à juste raison) par ses pairs comme l'un des plus grands dessinateurs réalistes.

Les éditions Slatkine ont publié 7 albums noir et blanc de bonne facture regroupant les planches courant de 1937 à 1949 (1980 à 1983). Episodes qui ont connu leur suite en couleur aux éditions Zenda (17 volumes de 1995 à 1997 reprenant l'intégralité des scénarios de Foster). Citons aussi les traductions notables des éditions Serg (3 vol de 1973 à 1977) et Futuropolis (5 tomes de 1986 à 1989). 

Extrait bibliographique adapté du travail de Brian Kane, sur Bud Plant Illustrated books.

 

Posté par hectorvadair2 à 23:22 - Une case en moins - Commentaires [5] - Permalien [#]
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Commentaires

    "à 90 ans à peine" ? Ben dis donc, vous vivez vieux dans votre pays...
    J'ai rencontré une dessinatrice qui utilisait Prince Valiant comme référence pour tout (anatomique notamment).
    Comme beaucoup de BD de cette époque, j'aime beaucoup certaines cases mais je m'ennuie un peu à la lecture.

    Posté par Li-An, 29 décembre 2008 à 09:10
  • ennui ?

    C'est juste qu'il est mort quelques jour avant son anniversaire.
    (...) Il est certain par contre que ce genre de bande dessinée avec textes en dessous des cases est bien moins "lisible" aujourd'hui en comparaison des cadrages et mises en page modernes. Mais on a ici un exemple parfait de récit d'Aventure, avec un grand "A", et l'ennui pour l'instant ne me guette pas. Je n'en suis qu'au deuxième volume Slatkine cependant. C'est vrai que sur la série complète, j'imagine que cela doit plomber un peu à la longue... Mais quelle série contemporaine arrive à tenir en haleine aussi longtemps ?
    A chaque fois que j'ai prix un volume couleur Zenda (les plus courants) entre les mains, je me suis en tous cas laissé happer par l'histoire et les dessins.
    C'est ce qui m'a décidé à inclure enfin ce classique dans ma bibliothèque. Et je ne regrette pas. On aime ce genre d'album comme on aime les films noir et blanc de la RKO je pense.

    Posté par Hectorvadair, 29 décembre 2008 à 23:00
  • Il triche un peu avec le pont : les garde-corps (à hauteur de genou) des cases précédentes disparaissent, pour la commodité de la chute des Vikings. Mais c'est vrai que l'assaut final, avec Val sur fond noir, a une certaine classe épique.
    Pour la narration, c'est très "roman illustré" à la manière de Jacobs, non ?

    Posté par Mann, 29 décembre 2008 à 23:34
  • Tricherie

    Oui, tu as raison, les parapets ont quasiment disparus. Je ne l'avais pas remarqué. Bien pratique en vérité. Petit stratagème de dessinateur...
    Concernant la narration, elle est différente de celles de Jacobs, dans la mesure où il n'y jamais (à une ou deux exceptions près) de dialogues.
    Et Jacobs, franchement, est beaucoup plus "chiant" dans ses voix off sous forme de longs textes aux polices minuscules. Je préfère ce genre épique là, qui est d'avantage écrit. C'est ce qui m'a surpris d'ailleurs, car je m'attendais à revivre des redites" d'intro de planche façon Raymond dans Flash Gordon, (puisque ce sont des épisodes de journaux), mais même là, les résumés de la semaine précédente ne sont pas dénués d'intérêt et s'accordent pas trop mal avec le reste de la case nouvelle. Franchement, Foster mérite son statut à bien des égards.

    Posté par Hectorvadair, 30 décembre 2008 à 13:07
  • Ben ... mes commentaires n'ont pas l'air de survivre sur ron blog ???
    Sinon, d'accord avec toi ! La BD d'Hal Foster a bien vieilli et supporte très bien la relecture (contrairement à beaucoup de classiques de la même époque).

    Posté par Raymond, 04 janvier 2009 à 19:13

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